Doc Generator · Cession de droits

Cession de droits d’auteur : « tous droits cédés » ne cède rien

C’est la contre-intuition du droit d’auteur français : plus la formule est large, moins elle transfère. L’article L131-3 du Code de la propriété intellectuelle exige que chaque droit cédé soit mentionné distinctement, avec son étendue, sa destination, son territoire et sa durée. Une cession « pleine et entière, tous supports » peut donc laisser le client sans les droits qu’il croit avoir payés — et l’auteur exposé à un litige qu’il n’avait pas anticipé.

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Contrat généré · Cession de droits
Identité visuelle · print + web · France · 5 ans · 11 articles
Art. 3 — Droits énumérés un par un
Reproduction et représentation cédés séparément, chacun avec ses supports (print, web, réseaux sociaux), son territoire (France) et sa durée (5 ans). L'adaptation et la traduction restent expressément exclues, sauf avenant.
Art. 6 — Droit moral préservé
Le droit moral est inaliénable : il ne se cède pas, même contre rémunération. Le contrat organise donc ce qui peut l'être — mention du nom de l'auteur, respect de l'intégrité de l'œuvre — au lieu de prétendre l'écarter.
Art. 5 — Rémunération et œuvres futures
Le principe est la rémunération proportionnelle aux recettes ; le forfait reste possible dans les cas prévus par la loi. Et la cession globale des œuvres futures est nulle : chaque nouvelle création demande son propre acte.
~30 s
par contrat
L131-3
mentions obligatoires
4 axes
droits, supports, zone, durée
0 €
pour commencer

Comment ça marche ?

  1. 01
    1. Décrivez l’œuvre et l’usage prévu
    Type de création (logo, photo, texte, illustration, code, musique), qui l’exploitera, sur quels supports, dans quels pays et pendant combien de temps. C’est cette description qui devient le périmètre juridique.
  2. 02
    2. L’IA rédige la cession droit par droit
    Identification de l’œuvre et de l’auteur, énumération distincte des droits cédés, supports et destinations, territoire, durée, rémunération, garanties d’originalité, sort des fichiers sources, droit moral — la structure exigée par le CPI.
  3. 03
    3. Faites signer avant la diffusion
    La cession se prouve par écrit. Un accord verbal ou un simple email « ok pour tout usage » laisse les deux parties dans l’incertitude le jour où l’œuvre est reprise sur un support imprévu.

Ce qui rend une cession inopérante

Les formules héritées de modèles anciens sont la première cause de litige :

Pour les créateurs comme pour ceux qui commandent

Côté auteur, une cession délimitée est ce qui permet de facturer une extension d’usage au lieu de l’offrir : le client qui veut passer du web à l’affichage revient négocier. Côté client, c’est l’inverse du piège : une cession vague donne l’illusion d’avoir tout acheté, jusqu’au jour où l’auteur s’oppose à un usage non prévu. Les deux ont intérêt au même document précis — et un avocat spécialisé le facture 600 à 1 500 €.

Questions fréquentes

Pourquoi « tous droits cédés » ne suffit-il pas ?

Parce que l’article L131-3 du CPI impose que chaque droit cédé soit mentionné distinctement et que le domaine d’exploitation soit délimité quant à son étendue, sa destination, son lieu et sa durée. Une formule générique ne satisfait aucune de ces exigences : l’interprétation se fait alors en faveur de l’auteur, et le client découvre qu’il n’a pas acquis ce qu’il pensait. C’est la raison d’être d’un contrat détaillé.

Peut-on céder son droit moral ?

Non. Le droit moral — droit au respect du nom, de la qualité et de l’intégrité de l’œuvre — est attaché à la personne de l’auteur, perpétuel et inaliénable. Une clause qui prétend le céder est sans effet. Ce qui se négocie, en revanche, c’est la manière dont il s’exerce en pratique : mention ou non du nom sur les supports, tolérance sur les recadrages, validation des modifications. Le contrat généré traite ce point explicitement.

Faut-il une rémunération proportionnelle ?

C’est le principe posé par la loi : l’auteur participe proportionnellement aux recettes d’exploitation. Le forfait reste admis dans les cas prévus par le CPI, fréquents en commande graphique ou rédactionnelle. Le contrat généré retient le mode adapté à votre situation et l’exprime clairement, plutôt que de laisser la question implicite.

Un salarié cède-t-il automatiquement ses créations à son employeur ?

Pas en principe : contrairement à d’autres pays, le droit français ne transfère pas automatiquement les droits d’auteur du salarié à l’employeur du seul fait du contrat de travail. Il faut un acte de cession distinct. Le logiciel créé par un salarié dans ses fonctions constitue la principale exception légale. Pour un prestataire indépendant, aucun transfert automatique non plus : sans écrit, la facture ne vaut pas cession.

Combien ça coûte ?

Le plan gratuit inclut 2 générations par mois, sans carte bancaire. Les plans payants démarrent à 9 €/mois — contre 600 à 1 500 € pour un contrat rédigé par un avocat spécialisé en propriété intellectuelle.

Une cession précise vaut mieux qu’une cession large

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